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Devinette : à quelle plante appartient ce rhizome ? (réponse en fin d’article)

Petit passage d’une visiteuse ; je ne connais rien aux arraignées, mais plus elles sont grosses, moins j’ai envie qu’elles s’approchent de nous !!

Celui-là a été identifié (merci au site oiseaux.net) : c’est un pinson des arbres.
C’est décidé, parmi les résolutions pour cette année, j’apprends à identifier quelques oiseaux 🙂 !

Réponse à la devinette : il s’agit d’un rhizome de sceau de Salomon, dont on peut parfois apercevoir les jolies clochettes blanches dans les bois à la fin du printemps.

Chaque année, la plante produit une tige unique, qui, en disparaissant, laisse une trace sur le rhizome, comme une sceau. Le phénomène est expliqué ici.

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On a commencé les récoltes il y a une semaine, mais ces jours-ci, ça donne de plus en plus. Notre bouteille d’1,25 L débordait lorsqu’on est allés récolter la sève tout à l’heure.

Je me demande comment reconnaître les signes qui annoncent le moment ‘plein’ de la montée de sève. Dire que c’est ‘au printemps’, ‘fin mars/début avril’ pour certains, ‘fin février’ pour d’autres est approximatif. J’imagine que ça dépend du temps, et de la région. Y a-t-il des moyens de reconnaître ce moment particulier ?

Ce que je peux dire, c’est que les primevères (primula vulgaris) commencent à peine à s’ouvrir au jardin et que les chatons fleurissent sur les saules. L’an prochain, j’irai voir les bouleaux à ce moment-là je pense.

Mais j’attends aussi de voir si cela donne autant dans les jours qui vont suivre, car il y a apparemment pas mal de fluctuations (liées à la lune ?). Je crois que dans les prochains jours, ce sera le lunistice nord (lune au plus haut, et bientôt descendante) ; c’est peut-être pour ça que ça donne plus ??

Plein de questions ! Chaque année, je choisis un peu au hasard le moment où je vais poser les bouteilles sur les bouleaux …

Je n’ai pas le temps de parler des nombreuses propriétés de la sève de bouleau, il suffit de faire une recherche rapide sur le net ; et je ne mets que très peu de liens, car la plupart sont commerciaux.

Celui-là est intéressant et donnera une bonne idée de la manière de procéder : http://de-tout-un-peu.skynetblogs.be/post/3204249/cure-deau-de-bouleau-de-printemps 

Pour la conservation, comme c’est expliqué partout, ce n’est pas des plus pratiques. D’après ce que l’on trouve sur le net, il n’y aurait que deux moyens d’empêcher la fermentation de la sève (qui contient des sucres) sans en altérer les propriétés : l’ajout d’alcool afin d’en obtenir un titre d’au moins 12°, ou l’ajout de quelques clous de girofle ou de cannelle.

(ou sinon, bien sûr, en faire une boisson fermentée : bière, vin, etc.)

Je n’ai testé que les clous de girofle il y a deux ans, tout en conservant la sève au frigo, et cela a été efficace. Pas tenté l’alcool, mais je trouve l’idée moyennement adaptable, vu qu’on en boit pas mal !

La congèlation altère les propriétés de la sève, mais peut être une solution pour ceux qui souhaitent l’employer en cosmétique ; j’avais lu quelque part l’idée d’en congeler sous forme de glaçons, et de n’en décongeler ainsi qu’une petite partie à la fois, selon les besoins.

Je me demande d’ailleurs comment font ceux qui la commercialisent et la vendent par exemple sous contenant de cinq litres, pour une cure de trois semaines, et expliquent sur leur site que :

« La Sève de Bouleau strictement naturelle et 100% pure est garantie :

  • sans conservateurs
  • sans procédé de pasteurisation
  • sans nano-filtration
  • sans micro filtration
  • sans flash pasteurisation
  • sans alcool »

Comment font-ils ? Sous vide ?
Si c’est le cas, peut-être y-a-til moyen d’en mettre sous vide (je crois qu’il y a des appareils pour) et au frais pour ceux qui souhaitent la conserver plus longtemps ?

Ceci dit, je trouve que cela n’a pas trop de sens de la conserver ; elle est faite pout être bue dans la journée, pour une cure de printemps. Elle est là pour ce qu’il faut, et quand il faut, et si elle se conserve mal, pourquoi vouloir à tout prix la garder plus de quelques jours ?!

Pour terminer, je rajoute simplement un lien sur le bouleau et quelques unes de ses utilisations. Je l’avais déjà lu, mais il rappelle que le bouleau est un arbre pionnier :

 »

Son rôle dans l’équilibre écologique

Les bouleaux sont des espèces pionnières qui occupent rapidement les lieux dévastés par les feux de forêts ou autres cataclysmes naturels. Par ce squattage tout à fait licite, ils empêchent l’érosion du sol par le vent, la pluie et le soleil. En outre, ils fournissent une ombre bienfaisante à d’autres espèces émergentes, qui ne peuvent germer à la lumière. Eux-mêmes n’occupent jamais un endroit donné pendant plus d’une génération puisqu’ils ne tolèrent nullement l’ombre, ni pour germer ni pour croître et s’épanouir. Le vent disperse donc leurs semences aux quatre horizons et la deuxième génération s’établira parfois à plusieurs kilomètres de la première. D’une certaine façon, ce sont d’incorrigibles errants qui ne prennent racine et n’adoptent pays que le temps de perpétuer l’espèce. »

Dans la ‘tradition celtique’, le bouleau est justement cité en premier, sous le nom de beth, ou beith (gaélique). C’est entre autres l’arbre du commencement. Je n’avais jamais fait le parallèle, en fait.

Deuxième lien vers l’article de wikipédia sur la sève de bouleau. On y apprend que le meilleur moment pour la récolter serait après la nouvelle lune de mars. Je n’en ai aucune idée, mais c’est justement le cas en ce moment ! Il faudra vérifier les prochaines années !

Bon, sinon, nous partons dans quelques jours dans les Alpes. Je pense qu’on bouchera le trou avant de partir, car personne dans le coin ne semblerait réellement intéressé (sauf si on leur en amène 🙂 ). Si par hasard un lecteur du coin tombe sur ce billet et est intéressé par une cure de printemps, ne pas hésiter à me contacter, il n’y a qu’à aller chercher la sève tous les jours auprès du bouleau 😉 ! Avis aux amateurs !!

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J’ai grandi au milieu de la forêt landaise (celle qui n’était pas encore plantée en lignes 🙂 ), et, en l’arpentant en long en large et en travers, j’ai toujours aimé observer sa flore et en particulier ses jolies bruyères.

Il y en a une parmi elles que j’aime beaucoup ; je l’appelais bruyère blanche car je ne connaissais son véritable nom, mais il s’agit en fait de l’erica arborea.

Il y en avait pied près du ruisseau qui serpentait au milieu de la forêt, et j’aimais lui rendre visite à la fin de l’hiver, lorsque les clochettes blanches apparaissaient en même temps que les fleurs des ajoncs. Mais il a été détruit lorsque ce coin du bois a été coupé (pour y replanter des pins en ligne …).

Cependant on en trouve dans d’autres coins de la forêt, à chaque fois en bordure d’un ruisseau.

(photo du site http://www.floracyberia.net/spermatophyta/angiospermae/dicotyledoneae/ericaceae/erica_arborea.html)

C’est une bruyère magnifique, mais qu’on confond aisément avec la brande (erica scoparia) hors floraison.

Pour la petite minute ‘culture’, j’ai appris en regardant sur le net, que c’est cette bruyère qui sert à confectionner des pipes : 

http://monjura.actifforum.com/de-l-artisanat-jurassien-a-la-petite-industrie-f14/la-fabrication-d-une-pipe-de-saint-claude-39-t35.htm

Elle est en pleine floraison en ce moment ; on a vu ses belles branches fleuries à Biscarrosse lorsqu’on est allés rendre visite aux bouleaux pour voir si la sève commençait à couler.

(il faut d’ailleurs qu’on aille voir où en sont nos bouleaux locaux, si on espère faire notre ‘cure’ cette année)

Sinon, j’adore la douceur de la belle callune (calluna vulgaris).

J’aime ses fleurs finement dentelées et délicates. Mais il faut patienter jusqu’à l’automne pour les voir.

L’été, c’est la cendrée qu’on admire partout dans les bois (erica cinerea) ; ses fleurs sont plus grossières, mais sa couleur magnifique ! 

Je ne sais plus quand fleurit la brande, avec ses fleurs discrètes ; à la fin du printemps, il me semble. Et la bruyère des marais (erica tetralix) non plus. Milieu / fin de l’été, je crois. Il faudra que je vérifie !!

Ici, en Charente, on trouve les mêmes bruyères, sauf la blanche, que je n’ai jamais aperçue. C’est bien dommage, ne serait-ce que pour le plaisir des yeux !

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Pfffff pffff, ça date, ça date !

Sélène ne dort plus en journée, et je ne trouve plus trop le temps de poster des messages… !

On va souvent se ballader à Jonzac avec la demoiselle ; la ville est jolie, sympa, il y a une jolie plaine de jeux au bord de la Seugne, et on peut se ballader au fil de l’eau.

 

En août dernier, nous avons découvert le petit coin nommé ‘Mail de Seugne’, avec un petit étang de pêche réservé aux moins de 16 ans. Le lieu est très agréable pour des promenades.

 http://fr.wikipedia.org/wiki/Seugne

http://www.en-charente-maritime.com/vacances-charente-maritime/a-visiter/ville-de-jonzac/arboretum-du-mail-de-seugne/171602-17

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Les sorties sont toujours l’occasion d’observer avec Sélène faune et flore ; il faut dire qu’elle est une vraie mordue des plantes, des fleurs, surtout, et qu’elle est très très curieuse.

Je n’insiste pas pour lui apprendre les noms, mais il suffit que je lui dise une fois le nom d’une plante pour qu’elle le retienne et la reconnaisse. Les enfants sont impressionnants !!

 

Ici, un peu de consoude qui pousse au bord de l’eau, …

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…, là salicaire et derrière lycope d’Europe.

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Plein de menthe aquatique en fleurs :

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On trouvait de belles grappes de baies de sureau (j’avais bien pesté de ne pas avoir pris de sac en papier avec moi ; mais on s’est bien rattrappés, et depuis, on a fait de bonnes confitures 🙂 !).

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Petit détour vers une fontaine, …

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… devant le monument en hommage à deux résistants, Pierre Ruibet et Claude Gâtineau.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ruibet

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J’ai voulu récupérer mon vieux message sur Jonzac, de l’ancien blog, et ai tenté le mois dernier de remettre en lignes quelques articles et photos ; seulement, ce n’est qu’après en avoir publié une vingtaine que j’ai réalisé que j’avais mal configuré l’affichage des photos : elles sont à moitié coupées …!

Rhaaaa !!!

Un jour de grand courage,  je tenterai peut-être de refaire le truc, mais pas pour le moment ! En attendant, je remets le lien, pour ceux qui veulent des photos de la jolie petite rue de Champagnac :

http://seleneancienneversion.blogspot.com/2009/03/ballade-jonzac.html

 

 

Et pour terminer, et pour ceux qui voudront se prêter au jeu, une petite devinette : parmi les plantes aperçues sur les photos au bord de l’étang, il y en a une que Sélène nomme ‘Caca mou’ au lieu de son nom réel (le romantisme absolu 😀 !). Cela évoque en fait une de ses utilisations en phytothérapie. Saurez-vous deviner de quelle plante il s’agit ???!! huhuhu 😀

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Six photos , cinq plantes de la famille des apiacées, plus une intrue.

Qui est qui ?

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Petite ballade à Montchaude pour aller voir la source devant laquelle on était passés en voiture il y a peu.

C’est la source St Cybard (réputée guérir les orgelets), et on a appris qu’elle était privée et appartenait au propriétaire du château de Montchaude.

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Dommage que tout le pourtour soit entretenu au désherbant … J’ai encore plus de mal avec le désherbant lorsque je vois qu’il a été déversé autour d’un ruisseau ou d’une source …

L’émir a qui appartient le château ne doit pas trop se préoccuper de ces soucis écologiques. Alors que Sélène pataugeait, d’ailleurs, deux hommes sont venus entretenir le bassin avec leurs balais.

(Petit lien au passage sur les ‘sources miraculeuses’ en Charente : ici .)

 

Le parking au-dessus, où nous étions garés, embaumait le tilleul.
Ce n’est pas le tilleul commun que l’on trouve à l’état sauvage, mais une variété que les communes introduisent souvent dans les rues. Les fleurs ont un parfum particulier et fruité.

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Après une petite recherche sur le net, il me semble que c’est le tilleul argenté (tilia tomentosa).

En cliquant de lien en lien, j’ai d’ailleurs lu plein de jolies choses sur le tilleul !

 

Tout d’abord, sur un forum, des explications pour aider à l’identification :

« Si la face inférieure des feuilles est argentée et pourvue de duvet alors que le dessus est vert foncé, c’est Tilia tomentosa. Si les feuilles sont grandes, vertes en dessous et un peu duveteuses sur toute cette face inférieure, que les fruits, durs, sont par groupes de 2 à 5, avec 5 lignes (côtes) très saillantes, ça serait Tilia platyphyllos. Tilia cordata a de petites feuilles (3 à 6 cm) presque rondes en dehors de la pointe et de la base en coeur, avec des poils roux seulement au niveau des divisions des nervures, et des fruits fragiles réunis par groupes de 5 à 10, petits avec des côtes assez discrètes.

En cette fin de saison, sur les feuilles sénescentes, les caractères comme les poils sous les feuilles peuvent avoir plus ou moins disparu.

Enfin, Tilia cordata et Tilia platyphyllos s’hybrident, pour donner X Tilia vulgaris, intermédiaire, qui a des feuilles assez grandes, vert clair en dessous avec des poils seulement aux intersections des nervures. Les fruits durs sont par 4 à 10, avec des côtes saillantes. D’après tes photos, je dirais que c’est l’hybride, mais vaut mieux que tu vérifies sur tes échantillons (attention, si tu les as prélevés par exemple début-août, les fruits n’étaient pas encore bien formés…).

Enfin, quand on arrive dans le domaine des hybrides, on peut avoir toute une gamme entre les deux espèces de départ, ce qui complique et parfois fausse la détermination :/ . Par exemple un individu dont 3 ancêtres sur 8 sont des T. cordata et 5 sur 8 des T. platyphyllos. Mais bon, dans ce cas, on restera sur T. vulgaris… »
Citation de Mic, du forum http://reptentia.no-ip.com/natura/index.php?showtopic=2020&hl=tilleul

 

 

L’article de Wikipedia est également très intéressant. On y apprend, entre autres choses, que la sève peut se récolter, comme celle de bouleau :

« Récoltée lors du débourrage des bourgeons, la sève de tilleul peut être bue à l’instar de celle du bouleau. Il est possible d’en faire du sirop (opération fastidieuse compte tenu de la très faible quantité de saccharose présent dans cette sève). Pourtant il est mentionné dans certains ouvrages, l’existence de morceaux de sucre de Tilia ×europaea. »

Alors que pour la sève de bouleau, les références sont nombreuses sur internet, sur la sève de tilleul, pas grand chose. Je suis tombée sur un livre disponible sur googlebooks et qui la mentionne : « L’eau du tronc de cet arbre, obtenue par incision, est anti-épileptique et bonne pour rafraîchir le teint. »  Pour consulter le fameux livre, c’est ici. Pages 568 et 569 de l’indexation par Google, ou 580 – 581 du livre. On y apprend aussi plein d’autres choses sur le tilleul.

Bon, de toutes manières, je n’ai plus de tilleul sous la main pour récolter la sève au printemps, donc on en restera au bouleau l’an prochain.

 

Pour continuer avec l’article de wikipedia, des informations intéressantes aussi sur l’utilisation des feuilles et des fruits :

« Les feuilles

Les jeunes feuilles des tilleuls originaires d’Europe sont comestibles crues. Elles sont légèrement mucilagineuses et ont un goût agréable. Elle accompagnent aisément une salade. Ces feuilles contiennent des sucres intervertis, facilement assimilables, même par les diabétiques.

[petite parenthèse de ma part 🙂 : pour en avoir mangé régulièrement il y a deux ans, c’est vrai que les jeunes feuilles sont très bonnes en salade !]

Les feuilles parvenues à leur maturité, une fois séchées, pulvérisées, tamisées, créent une farine verte très nutritive (riche en protéines) qui fut utilisée en France lors de la Seconde Guerre mondiale. Un kilogramme de feuilles fraîches donne 300 grammes de farine. Mélée à des farines communes, on en fait du pain ou de la bouillie.

Les feuilles séchées ont également été employées en lieu et place du thé.

 

Les fruits

Les fruits contiennent une huile grasse. Le chimiste français Missa découvrit au XVIIIième siècle qu’en broyant et en malaxant les fruits avec des fleurs de tilleul, on obtenait un produit dont l’arôme était très proche de celui du chocolat. On tenta de commercialiser ce procédé en Prusse. Pourtant cet ersatz de chocolat fut abandonné car il se décompose trop rapidement.

Des fruits torréfiés, il a été fait un succédané du café. »

Source Wikipedia.

 

 

Enfin, sur le chemin du retour, on a découvert une petite chapelle perdue dans les bois proches de Montchaude. Un lieu bien particulier, il s’agit de la chapelle dite de St Mathurin.

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Au retour, recherche sur internet. J’irai interroger à l’occasion ma voisine qui sait tout sur l’histoire locale 🙂 .

Je copie-colle simplement tout ce que j’ai trouvé dessus.

 

« Une pierre dans les bois serait le dernier vestige d’ une ancienne chapelle dite de Saint-Mathurin ; il subsiste un petit édifice métallique à claire voie contenant un autel surmonté d’ une simple croix, le tout extrêmement récent. »
http://www.ecm.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=LOCA&VALUE_98=%20Montchaude&NUMBER=1&GRP=0&REQ=%28%28Montchaude%29%20%3aLOCA%20%29&USRNAME=nobody&USRPWD=4%24%2534P&SPEC=1&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous

 

« Un saint Mathurin a été honoré au cours d’un pèlerinage dans le bois de Montchaude (canton de Barbezieux, près d’Angoulême), où se trouve un autel, auparavant pierre druidique. Il ne s’agit manifestement pas du Mathurin dont la dépouille fut ramenée de Rome à Larchant. »
http://psychiatrie.histoire.free.fr/traitmt/pelerinages.htm

 

« SAINT MATHURIN DE MONTCHAUDE
Le 21 février 1872, M. Gauraud, curé de Montchaude, canton de Barbézieux (diocèse d’Angoulème), a eu la bonté de nous adresser sur saint Mathurin les renseignements que l’on va lire :
« Saint Mathurin, honoré à Montchaude, est l’objet d’un pélerinage immémorial. Tous les ans, le 10 mai, on voit arriver, dès les premières heures du jour, de nombreux étrangers, dont plusieurs ont fait quelquefois, à pied, plus de 10 lieues, dans l’espoir d’obtenir, pour eux-mêmes ou pour ceux qui leur sont chers, des faveurs spirituelles ou corporelles. Depuis 9 ans que j’exerce le saint ministère dans cette paroisse, j’ai toujours vu une grande affluence en ce jour. Jamais l’église n’a pu contenir la foule. Je ne puis évaluer à moins de 4.000 le nombre de personnes qui, en 1866, se rendirent à cette cérémonie. Cette année-là, la fête de notre Saint coïncidait avec la fête de l’Ascension. Dès 6 ou 7 heures du matin, des pélerins se rendent à l’église pour faire bénir soit des objets de piété, soit de petits pains, du vin, des gâteaux, etc, ou pour faire dire sur eux des Evangiles. A 9 heures, la procession s’organise et se dirige en chantant les Litanies des Saints, vers le tombeau du Saint, qui s’élève en forme d’autel, surmonté d’une croix de pierre, au milieu d’un petit bois, à une distance d’un kilomètre environ de l’église. Là, on chante l’antienne « Hic vir… », tirée de l’office d’un confesseur non pontife, suivie du verset et de l’Oraison. Après la bénédiciton de divers objets déposés sur le tombeau et l’offrande, pendant laquelle on offre à baiser, à tous ceux qui y prennent part, un tableau représentant un relligieux solitaire, la procession reprend le chemin de l’église, où l’on célèbre immédiatement la Messe Os Justi, d’un confesseur non pontife, autorisée par l’Ordinaire. La Messe chantée, il y a bénédiction des objets qui sont présentés, lectures d’Evangiles, et la cérémonie est terminée.
Ce n’est pas seulement le 10 mai que le tombeau de saint Mathurin attire des pélerins, il est encore visité dans le cours de l’année; on y trouve quelquefois des ex-voto et on y voit des cierges allumés pendant la nuit. La tradition ne dit pas si le tombeau a jamais été ouvert pour examiner l’état des reliques du Saint.
Malgré mes recherches, je n’ai rien pu trouver d’écrit sur la vie de saint Mathurin de Montchaude, ni sur l’origine de son culte. La tradition ne dit rien de précis, non plus, ni sur sa vie, ni sur l’époque de sa vie. On prétend qu’il habitait un village, voisin de son tombeau, qui existe encore aujourd’hui et qu’on nomme Chez Maran. Après une vie sainte et solitaire, son corps aurait été déposé à l’endroit où s’élève le pauvre monument dont j’ai parlé. Son culte ne peut s’expliquer sans l’existence de faits merveilleux qui auront éclaté pendant sa vie et surtout après sa mort et qui se renouvellent encore de temps en temps. J’ai été témoin moi-même de quelques guérisons étonnantes, à l’occasion de neuvaines faites à saint Mathurin. Monsieur le curé de Sainte-Lheurinne (Charente-Inférieure), m’a raconté qu’une de ses paroissiennes, que ses parents avaient été obligés de monter et de conduire sur une charette, avait été subitement guérie le jour de la Saint-Mathurin, et qu’elle avait pu s’en retourner à pied. J’ai vu cette personne 2 ou 3 fois à Montchaude, le 10 mai. Elle venait communier et visiter le tombeau de saint Mathurin en actions de grâces ».
Notes locales. »
http://home.scarlet.be/amdg/oldies/sankt/mai10.html

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